Marine Tondelier veut interdire X, Musk s'emporte

Marine Tondelier réclame l'interdiction de X en cas d'ingérence électorale avérée. Elon Musk l'accuse de trahison, elle répond fermement sur le réseau social lui-même.

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La présidentielle française n'a pas encore commencé sa dernière ligne droite que le climat numérique s'échauffe déjà. Marine Tondelier, candidate écologiste, a rouvert un débat sensible : faut-il interdire X en France si des ingérences électorales sont confirmées ?

Sa réponse ne laisse pas de place au doute. Menacer la plateforme d'une suspension pendant la campagne lui paraît une mesure nécessaire, à condition qu'une ingérence soit constatée en amont du scrutin.

Un réseau accusé d'influence structurelle

Pour l'élue des Hauts-de-France, le problème dépasse les seules attaques venues de l'étranger. Elle pointe l'algorithme même de la plateforme, qu'elle juge orienté et capable de peser durablement sur le débat public bien au-delà des périodes électorales.

Elle va plus loin en évoquant l'homme derrière l'outil. Selon elle, le propriétaire de X porterait une idéologie qui viserait à rapprocher l'Europe des intérêts américains, une lecture qui s'appuie notamment sur le soutien affiché du milliardaire à Marine Le Pen mi-juillet, qu'il avait alors présentée comme le dernier espoir du pays.

Musk réplique sans détour

La sortie de Marine Tondelier n'est pas passée inaperçue. Repérant une publication évoquant sa volonté de fermer X, Elon Musk a réagi directement, exigeant qu'elle soit réduite au silence pour ce qu'il qualifie de trahison envers la France.

La candidate n'a pas tardé à répondre, sur X également, en français et en anglais. Elle rappelle qu'elle n'a pas de leçon de patriotisme à recevoir d'un milliardaire étranger et affirme que la démocratie française ne se négocie pas, pas même face à l'homme le plus riche du monde.

Un contexte électoral déjà sous tension

Cet échange s'inscrit dans une séquence plus large de suspicions d'ingérences étrangères visant plusieurs figures politiques françaises. Au Rassemblement national, le vice-président Sébastien Chenu avait de son côté balayé les critiques après le soutien de Musk à Marine Le Pen, y voyant une simple opinion et non une intervention dans le scrutin.

L'affaire Tondelier-Musk illustre en tout cas à quel point les réseaux sociaux sont devenus un terrain de bataille politique à part entière avant la présidentielle.

Reste à savoir si cette passe d'armes aura des conséquences concrètes sur l'usage de X en France à l'approche du scrutin. Romi Resume continuera de suivre cette actualité de près.

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