Mulhouse : 5 ans de prison pour un récidiviste de la pédopornographie

À Mulhouse, la justice a frappé fort. Un homme de 53 ans, déjà condamné pour les mêmes faits en 2022, vient d'écoper d'une nouvelle peine de cinq ans de prison. En cause : une collection d'images pédopornographiques d'une ampleur rare, découverte grâce à la vigilance d'une mère de famille.

Une mère de famille à l'origine de l'affaire

Tout est parti d'un signalement. Fin mars, une mère avait alerté la police après avoir remarqué un homme photographiant un jardin d'enfants. Cette vigilance a déclenché une enquête qui allait révéler l'ampleur du problème.

Dès le premier contrôle, les enquêteurs mettent la main sur 76 vidéos à caractère pédopornographique stockées dans son téléphone. L'homme est interpellé sur-le-champ.

La perquisition menée à son domicile — une chambre chez sa mère de 87 ans — change ensuite radicalement l'échelle de l'affaire. Vingt-trois clés USB y sont saisies. Elles renferment plus de 415 000 photos et près de 18 600 vidéos, toutes à caractère pédopornographique.

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Une récidive qui interroge la justice

Ce dossier n'est pas une découverte totale pour les autorités. Le quinquagénaire avait déjà été condamné en 2022 à trois ans de prison, dont un avec sursis probatoire, pour des faits similaires.

C'est justement cette récidive qui a marqué l'audience. Selon l'expertise psychiatrique, l'homme présenterait une banalisation des faits et un risque élevé de récidive. Face au tribunal, il n'aurait apporté aucune explication convaincante sur la reprise de ses agissements dès sa sortie de détention.

La procureure Carine Greff a dénoncé un déni persistant de la part du prévenu, insistant sur le caractère anormal de ce type de comportement. Son avocate a, de son côté, évoqué un profil isolé et fragile, sans toutefois minimiser la gravité des faits reprochés.

Une peine assortie d'un suivi renforcé

Au-delà des cinq ans de prison, le tribunal a prononcé un suivi sociojudiciaire de six ans. Ce dispositif prévoit jusqu'à trois années de prison supplémentaires en cas de non-respect. Une interdiction à vie de toute activité en lien avec des mineurs a également été prononcée.

Cette décision illustre la sévérité croissante de la justice française face à la récidive en matière de pédocriminalité, un sujet qui reste une priorité pour les tribunaux comme pour les forces de l'ordre.

Cette affaire relance le débat sur l'efficacité du suivi des récidivistes en France — un sujet que nous continuerons de suivre de près.

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