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Un an avant son arrivée effective, Thomas Ramos est déjà un joueur du Racing 92. L'officialisation de ce transfert, annoncée ce mardi, dépasse le simple fait sportif : elle confirme que le marché des transferts en Top 14 s'est durablement déplacé, avec des clubs qui bouclent leurs dossiers de plus en plus loin de l'échéance.
Thomas Ramos sait un an à l'avance qu'il jouera la saison prochaine au Racing 92.
Un transfert acté un an à l'avance
Le Racing 92 a frappé fort. Thomas Ramos, 31 ans, portera le maillot francilien dès l'été 2027, alors que la saison 2026-2027 n'a même pas encore commencé.
L'annonce a surpris, tant l'ouvreur toulousain semblait indissociable du club rouge et noir, où il a contribué à huit titres depuis 2019.
Le déclic est venu d'un double mouvement. Le Racing a libéré de la masse salariale après les départs de Fickou, Kolisi et Le Garrec, se donnant les moyens d'une offensive.
Face à cette opportunité rare — un international de ce niveau arrivant en fin de contrat —, Jacky Lorenzetti n'a pas hésité à dégainer une offre jugée agressive. La Rochelle, un temps positionnée, n'a pas pu suivre.
Du côté toulousain, la situation était plus délicate. Le club, fidèle à sa politique salariale envers les joueurs trentenaires, aurait demandé à Ramos d'accepter une baisse de rémunération pour prolonger. Un facteur qui a pesé dans la balance.
Pourquoi le Top 14 recrute si tôt
Ce transfert Thomas Ramos-Racing 92 illustre une mécanique bien plus large. Les clubs de Top 14 anticipent désormais leurs recrutements avec une avance inédite.
L'agent Thierry Cazedevals, interrogé par RugbyPhysio, a résumé cette évolution : selon lui, l'essentiel des mouvements d'un club se jouerait désormais avant la fin décembre, contre une période estivale autrefois plus détendue.
Sur le plan réglementaire, un club ne peut approcher officiellement un joueur sous contrat qu'à partir de sa dernière saison contractuelle, soit le 1er juillet au plus tôt, sous peine de sanctions de la LNR. Passée cette date, tout s'accélère.
La contrainte du salary cap explique aussi cette précipitation. Sept clubs dépassaient 99 % du plafond salarial lors de la saison 2024-2025.
Dans ce contexte tendu, chaque prolongation ou recrutement — comme celui de Louis Bielle-Biarrey à l'UBB — nécessite désormais une concertation étroite avec le salary cap manager de la LNR, tant l'impact sur les négociations parallèles (Poirot, Gazzotti, Palu, Bochaton) peut être déterminant.
Castres mise aussi sur l'anticipation
La tendance ne concerne pas que les grandes signatures. Castres Olympique aurait trouvé un accord avec Lucas Martins, ailier portugais d'Agen et meilleur réalisateur d'essais de Pro D2 la saison passée, selon La Dépêche du Midi.
Un profil moins médiatique que Ramos, mais qui témoigne de la même logique : sécuriser un talent avant que sa cote ne s'envole.
Ce n'est pas une première : Bayonne avait déjà bouclé la venue de Léo Coly un an à l'avance. Le message est clair pour l'ensemble des clubs du Top 14 : attendre revient désormais à prendre un risque.
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D'autres dossiers chauds s'annoncent d'ici la fin de l'été, à mesure que les clubs de Top 14 verrouillent leurs effectifs pour les saisons à venir.

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